De ceux, de celles

—Texte original Fauve—
Nous sommes de ceux qu’on ne remarque pas,
(…)
Qui desserreront jamais les mâchoires sauf pour sortir les crocs.

—Texte original [alchimi]—
Nous sommes de ceux, nous sommes de celles pour qui ces mots ont résonné telle, (…)
Une entière année  de thérapie. Un condensé de larmes, de révolte, de rémission.
De précieux morceaux qui se sont glissé entre l’armure, qui ont touché des parties jusque là épargnées
Tellement tendres qu’elles convulsent sous leurs murmures.
Une agitation qui te rappelle que la gestion des émotions c’est ton démon.
Au début, c’était si douloureux que je lui au claqué la porte à cette infirmière trop directe
Mais elle n’a pas lâché l’affaire. Elle m’a montrée que c’était normal de sentir mon cœur.
Alors j’ai laissé le Blizzard me secouer, j’ai découvert que je n’étais pas encore kanée.

Nous sommes de ceux, nous sommes de celles qui tant qu’elles vivent encore laisseront une place à leur propre différence, à leur ambivalence, leurs propres désaccords, aux valeurs qui sont les leurs.

Nous sommes de celles qui continueront à exprimer, à comprendre, à ne rien lâcher.
Des angoissées, des phobiques, qui continueront à s’exposer pour sortir leurs tripes.
A assumer les passages à vide, voir l’exil, pour doucher au bromure les salissures d’une vie inadaptée.
Une cure contre l’usure dans un hospice. A l’hosto, à l’hôtel Dieu, à Sainte-Anne ou à Saint-Jean, c’est loin d’être l’asile dément.

Nous sommes de celles qui refusent de devoir performer pour exister.
Parce qu’on préfère développer notre unicité sans avoir à cocher des qualités.
Et peu importe si notre style (ne) te convient pas. Peu importe si nos mots sont trop violents, qu’ils sont chiants.
Parce que tu préfères un son qui te conforte d’aimer cette vie et sa laideur sans avoir à te poser trop de questions.
Nous continuerons d’hurler contre la crasse de notre société cinglée,
De gifler nos sourires postiches, de clamer l’amour, non conditionnée.

Nous sommes de celles qui ne renonceront pas à secouer avec des mots, à cogner, à réparer
Peu importe ce que t’en penses, pourvu que ça panse certains ou même juste un, (///) juste une.