Cicatrices

J’avais jamais pris le temps.

Sutures, pansements, cicatrices, usures du temps.
Mon cœur cicatrise, doucement.
J’avais jamais pris le temps de regarder en arrière, objectivement.
Sutures, pansements, cicatrices, usures du temps.
Mon cœur cicatrise.


Mon cœur cicatrise.

C’était il y a six ans.
Elle était triste mais sans trace de cicatrices, pourtant quelque chose couvait. Elle parait les coups sans jamais de plaies, pas d’apparence de maltraitance, une apparente confiance mais une brisure latente car l’âme en dit plus long que l’armure. C’est dans le récit de mes larmes que j’ai compris ses soupires. A lors lecture, elle a brisé l’armure.
Alors souvent j’ai lu la peine dans ses sourires. Une plainte à peine confessée. Elle m’a attrapée.
Je vais me relever pour lui montrer.
Je n’ai rien dit mais j’ai laissé la place, l’espace pour ses peines. Plus tard, je lui ai dit que c’était possible, que ses pleures avaient leur place, que j’avais la force d’être son support, sa citadelle, son espace. Le socle stable et durable pour qu’elle m’enlace.
Peu à peu elle a cessé d’être l’infirmière de toutes leurs galères. Elle a tout ouvert, posé le pied à terre.
Il faut une sacrée force de caractère pour oser demander le soutien.
On trébuche, on brise des liens, on donne des coups de lame dans le moule pour enfin trouver sa place. Puis de l’âme on cicatrise.
Les cicatrices sont nos traces de victoire, les fêlures qui ont activé l’espoir, le souvenir qu’on a tenu face au pire, la confiance en notre résilience.

Sutures, pansements, cicatrices, usures du temps.
Mon cœur cicatrise, doucement.
J’avais jamais pris le temps de regarder en arrière, objectivement.
Sutures, pansements, cicatrices, usures du temps.
Mon cœur cicatrise.


Sutures, pansements, cicatrices, usures du temps.
Mon coeur cicatrise, doucement.

J’avais jamais pris le temps de regarder en arrière, objectivement.
Sutures, pansements, cicatrices, usures du temps.
Mon coeur cicatrise.


J’avais jamais pris le temps de regarder en arrière.
J’avais jamais pris le temps, objectivement…